SYPHILIS

La présence d'anticorps anti?lipides syphilitiques dans le sérum et le plasma peut constituer, en association avec les résultats d'autres méthodes et du tableau clinique, une aide au diagnostic de la syphilis.

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La syphilis est une maladie à transmission essentiellement sexuelle, provoquée par le spirochète Treponema pallidum. La littérature cite des cas de transmission congénitale par transmission transplacentaire de mères atteintes et des cas de contagion à travers des transfusions sanguines. L’infection est systémique dès le début et la maladie se caractérise par des périodes de latence, qui durent souvent plus de vingt ans. L’évolution naturelle de la syphilis est arbitrairement subdivisée en trois étapes. Après une période d’incubation qui dure trois semaines environ, une lésion cutanée indolore (chancre) souvent associée à une lymphadénopathie régionale fait son apparition (stade primaire). La maladie progresse ensuite vers le stade secondaire, de dissémination, accompagné par des lésions muco-cutanées etune lymphadénopathie généralisée. Si on laisse progresser l’infection à Treponema pallidum, le stade secondaire est suivi par une infection subclinique (syphilis latente) qui ne peut être détectée que par des tests sérologiques et par un stade avancé ou tertiaire que l’on observe uniquement chez un nombre limité de patients, caractérisé par une maladie progressive.La syphilis peut être diagnostiquée par différents tests sérologiques de laboratoire, qui sont utilisés aussi, avec d’autres tests cliniques, pour déterminer le stade de la maladie. Le diagnostic sérologique est généralement établi par la combinaison de deux tests, un test de dépistage pour la réaction d’antigènes non tréponémiques et un test de confirmation pour la réaction d’antigènes tréponémiques spécifiques. Les deux tests non tréponémiques le plus communément utilisés sont le test VDRL (Venereal Disease Research Laboratory) et letest rapide des réagines plasmatiques (Rapid Plasma Reagin, RPR), qui est une simplification du test VDRL.La technique d’hémagglutination de Treponema pallidum (TPHA), qui consiste en l’agglutination d’hématies revêtues d’antigènes spécifiques pour Treponema pallidum, parce qu’il détecte les anticorps de classe IgG et IgM. Cependant, l’interprétation des résultats du test TPHA est subjective et ne peut être totalement automatisée. La réactivité des tests tréponémiques, basés sur l’emploi d’antigènes spécifiques, persiste également après le traitement, souvent pour toujours, à la différence des tests non tréponémiques. On emploie donc aussi bien les tests tréponémiques que non tréponémiques pour rechercher les anticorps anti-Treponema pallidum chez les donneurs de sang et de plasma.Version 02-16.