HIV

Le syndrome immunodéficitaire acquis (SIDA) est engendré par deux types de virus de l'immunodéficience humaine, désignés de manière générale par l'abréviation VIH.

 Le VIH est l'agent étiologique du SIDA. Le VIH est transmissible par voie sexuelle, par exposition au sang ou à ses dérivés et par infection prénatale du fœtus ou périnatale du nouveau-né. Les anticorps dirigéscontre le VIH sont presque toujours détectés chez les patients atteints du SIDA et chez les patients asymptomatiques infectés par le VIH, et l’infection du VIH est toujours détectée chez les patients atteints du SIDA et chez les sujets séropositifs par culture ou amplification de l'ARN viralet/ou l'ADN proviral.Une étude phylogénétique a permis de distinguer trois groupes de VIH-1, à savoir les groupes M (Major), N (non-M, non-O) et O (Outlier). Les virus du groupe M se sont propagés dans le monde entier et sont à l'origine de la pandémie du SIDA. Par contre, les groupes N et O sont relativementrares et endémiques dans le centre-ouest de l'Afrique. Des infections du  groupe O ont cependant été recensées en Europe et aux Etats-Unis. Le  VIH-1 du groupe M comprend des sous-types génétiques (A, B, C, D, F, G, H, J et K) ainsi que des formes recombinantes circulantes (CRF : circulating recombinant forms).La distribution géographique et la prédominance régionale des sous-types de VIH-1 et des CRF sont variables. Tous les sous-types et de nombreuses souches recombinantes existent en Afrique ; CRF02_AG est la souche prédominante dans l'ouest et le centre-ouest de l'Afrique, les sous-types A, C et D sont prédominants dans le centre-est et le sous-type C dans le sud de l'Afrique.Le sous-type B du VIH-1 est le sous-type prédominant aux Etats-Unis, en Europe, au Japon et en Australie. Cependant, un pourcentage significatif de nouvelles infections par le VIH-1 recensées en Europe sont causées par des sous-types non-B. En Asie, le sous-type C est présent en Inde, alors que CRF01_AE (précédemment appelé sous-type E) et le sous-type B ont été recensés en Thaïlande et dans le sud-est asiatique. En Amérique du Sud, ce sont les sous-types B et F qui sont prédominants. Le virus de l'immunodéficience humaine de type 2 (VIH-2) est similaire au VIH-1 de par sa morphologie structurelle, son organisation génomique, son tropisme cellulaire, son effet cytopathogène in vitro, ses modes de transmission et son aptitude à engendrer le SIDA. Il est cependant moins pathogène que le VIH-1, la période de latence d'une infection par le VIH-2est plus longue avec une évolution vers la maladie plus lente, les titres viraux sont plus bas et les taux de transmission horizontale et verticale plus faibles. Le VIH-2 est endémique dans l'ouest de l'Afrique, mais des infections par le VIH-2, bien que plus rares que celles provoquées  par le VIH-1, ont également été recensées aux Etats-Unis, en Europe,  en Asie et dans d'autres régions d'Afrique. Le VIH-2 est classifié en sous-types génétiques (A à G), la plupart des infections étant causées par les sous-types A et B. La protéine transmembranaire (PTM) virale (VIH) est la protéine immunogène clé et la cible antigénique de la sérodétection d'une infection par le VIH. Les anticorps dirigés contre la PTM (anti-PTM) sont toujours parmi les premiers anticorps à apparaître lors de la séroconversion des individus infectés par le VIH. La réponse des anticorps anti-PTM reste relativement prononcée tout au long de la maladie, des anticorps anti-PTM étant quasiment toujours présents aux stades asymptomatiques et symptomatiques de l'infection par le VIH. Dans les réactifs ARCHITECT HIV Ag/Ab Combo, les protéines transmembranaires du VIH-1 groupes M et O et du VIH-2 sont représentées par cinq antigènes recombinants et deux peptides synthétiques dérivés de séquences de PTM natives. Les trois paires de protéines transmembranaires ont été incluses du fait de la diversité génétique entre les sous-types duVIH-1 d'une part et entre le VIH-1 et le VIH-2 d'autre part. Des études sérologiques montrent que bien que le VIH-1 et le VIH-2 aient de nombreux épitopes communs au niveau de leurs antigènes de core, les glycoprotéines d'enveloppe présentent une réactivité croisée bien plus faible. Lesanticorps dirigés contre la PTM (ou des portions de celle-ci) d'une souche  virale d'un groupe ou d'un type donné peuvent réagir fortement, faiblement ou pas du tout avec la PTM (ou des portions de celle-ci) d'une souche virale d'un groupe ou type différent. Les anticorps dirigés contre le VIH-1 du groupe N peuvent faire exception. Un ou plusieurs antigènes du VIH peu(ven)t être détecté(s) dans des échantillons de sérum ou de plasma de patients récemment infectés par le VIH, avant leur séroconversion. La protéine de core p24 est la protéine structurale du VIH la plus souvent utilisée comme marqueur de l'antigénémie.Note :  Extrait de la nomenclature  Version : 01-14.