HERPES 1/2

Le virus de l'herpès simplex (HSV) est un virus enveloppé avec génome à ADN, qui est structurellement similaire aux autres membres de la famille des Herpetoviridae.

On reconnaît deux variantes du virus de l'herpès simplex survenant naturellement et avec des caractéristiques biologiques et épidémiologiques distinctes; elles peuvent être différenciées par analyseantigénique ou par des endonucléases de restriction de l'ADN. Les deux virus causent des infections chez l'homme ayant une gravité variable entre des lésions cutanées légères et une encéphalite. L'herpès simplex type 1 (HSV-1) infecte généralement les muqueuses oculaire et buccale et la peau du visage. L'herpès 1 est également l'une des causes les pluscommunes de l'encéphalite sporadique grave chez les adultes. L'herpès simplex type 2 (HSV-2) est généralement associé aux lésions génitales: l'herpès génital est aujourd'hui l'une des maladies sexuellement transmissibles les plus communes. La relation entre la localisation de la lésion et le type d'herpès responsable n'est cependant pas absolue. L'une des caractéristiques de l'infection virale herpès est la capacité du virus de persister à l'état latent dans les ganglions sensitifs après la primo-infection, avec des réactivations récurrentes provoquées par de nombreux stimuli, qui peuvent causer des lésions cliniquement apparentes. Les sujets immunodéprimés ont plus de chance d'avoir des récurrences fréquentes. Ceci suggère que les anticorps sériques ainsi que l'immunité cellulaire spécifique virale contribuent à la guérison. Les femmes enceintes qui développent un herpès génital ont deux ou trois fois plus de probabilités d'avorter spontanémentou d'accoucher d'un prématuré que les femmes enceintes normales. L'infection néonatale intervient le plus souvent lors du passage du nouveau-né par un tractus génital infecté par l'excrétion du virus dans les sécrétions vaginales. Lors de la présence d'une infection à la naissance, entre 40% et 60% des nouveau-nés peuvent être affectés. La transmission de l'infection herpès aux nouveau-nés est associée à des taux de morbidité et de mortalité élevés si elle n'est pas traitée aussitôt que possible. Au bout de cinq ans, 35% des enfants ont des anticorps anti-HSV-1 et 80% des adultes à partir de 25 ans présenteront des anticorps spécifiques anti-HSV-1. Puisque HSV-1 et HSV-2 partagent des déterminants antigéniques communs, un anticorps dirigé contre un type viral peut donner des réactions croisées avec un autre type viral. Des infections récurrentes surviennent fréquemment avec les deux types viraux malgré la présence d’anticorps antiviraux circulants. Un diagnostic rapide et précis est indispensable pour administrer une chimiothérapie antivirale sélective et éviter que la maladie se répande. La première réponse immune de type humoral à l'infection implique la synthèse des anticorps spécifiques anti-HSV de la classe IgM, qui atteignent des niveaux détectables une semaine après l'infection. En général, la présence d'IgM est une preuve d'infection récente ou récurrente. Les IgG spécifiques apparaissent de deux à trois semaines après la primo-infection, mais leurs concentrations peuvent diminuer progressivement pendant quelques mois. L’infection récurrente n’est pas toujours accompagnée par une augmentation de la concentration d’anticorps. La détection d’anticorps IgG permetla détermination du statut immunologique du patient et fournit la preuve sérologique d’une exposition antérieure au virus herpès. La présence d’IgG anti-HSV-1 ou anti-HSV-2 dans des échantillons appariés permet  de détecter une séroconversion lors d’infection virale herpétique récente (primaire ou récurrente) en facilitant ainsi le diagnostic.Version : 02-14.