CHLAMYDIAE TRACHOMATIS - AMPLIFICATION GENIQUE

Les chlamydiae sont des bactéries parasites intracellulaires obligatoires, Gram-négatives et non mobiles des cellules eucaryotes qui forment des inclusions dans le cytoplasme de la cellule hôte.

 C. trachomatis, l'une des trois espèces de chlamydiae, est l'agent étiologique de la chlamydia, maladie sexuellement transmissible (MST). Les infections à chlamydiae des voies génito-urinaires s'accompagnent de salpingites, de grossesses extra-utérines et d'infertilités tubaires chez la femme, ainsi que d'urétrites non gonococciques et d'épididymites chez l'homme.Chez la femme, le col de l'utérus est le plus couramment touché. L'infection est toutefois souvent asymptomatique et, si elle n'est pas traitée, peut se propager à l'utérus, aux trompes de Fallope et aux ovaires, entraînant un syndrome inflammatoire pelvien (SIP). Les nouveau-nés de mères infectées peuvent contracter des conjonctivites à inclusions, des infections rhinopharyngées et des pneumonies causées par C. trachomatis.Chez l'homme, l'infection à C. trachomatisest également souvent asymptomatique et, si elle n'est pas traitée, peut entraîner une épididymite, laquelle représente une complication majeure.Les patients infectés par C. trachomatis peuvent être co-infectés par N. gonorrhoeae, agent étiologique de la gonorrhée. En outre, les patients traités pour la gonorrhée mais non pour la chlamydia sont souvent porteurs de C. trachomatis.Les infections à chlamydia peuvent ne pas être suffisamment sensibles aux schémas posologiques recommandés dans le traitement de N. gonorrhoeae. Par conséquent, lorsque la possibilité d'infection à chlamydia n'a pas été éliminée chez les patients traités pour une gonorrhée, un traitement combiné pour les gonococcies et les infections à chlamydia est recommandé.La culture cellulaire utilisée pour la détection de C. trachomatisa été remplacée par des tests d'acides nucléiques plus sensibles.Un diagnostic spécifique de la chlamydia pouvant améliorer l'observance du traitement et encourager la communication entre partenaires, l'utilisation de ces tests hautement sensibles et spécifiques est fortement recommandée.Notes : La recherche de Chlamydia trachomatis s’inscrit principalement dans le cadre :du diagnostic étiologique et du suivi d’efficacité thérapeutique d’une infection génitale symptomatique haute ou basse ou d’une rectite ; du diagnostic étiologique et du suivi d’efficacité thérapeutique d’une conjonctivite ou d’une pneumopathie néonatale ;du dépistage des infections génitales asymptomatiques dans des circonstances particulières :  - dépistage des personnes à risque ; - bilan d’hypofertilité ; du diagnostic étiologique et du suivi d’efficacité thérapeutique des arthrites réactionnelles. Un seul site est à analyser sauf dans les cas suivants :selon le comportement sexuel : en cas de rapport sexuel anal et/ou pharyngé : rechercher C. trachomatis dans les deux ou trois sites : association prélèvements génital, rectal, et/ou pharyngé ; si la symptomatologie clinique fait évoquer un syndrome de Fiessinger Leroy Reiter : rechercher C. trachomatisdans deux ou trois sites : génital, conjonctival, articulaire ; dans l’exploration d’une infection haute, rechercher la bactérie au niveau du col et/ou du haut appareil génital (endomètre, liquide de Douglas, biopsie des trompes, par exemple) : un ou deux sites ; dans l’exploration d’une épididymite, d’une prostatite, d’une infertilité d’origine masculine : rechercher la bactérie dans le premier jet d’urine et dans le sperme ; dans l’exploration de la lymphogranulomatose vénérienne (LGV), rechercher dans le ganglion satellite et les éventuelles ulcérations.En cas de recherche positive à C. trachomatis  :-Il est nécessaire de dépister le ou les partenaire(s)-Il est fortement recommandé de rechercher par sérologie ou amplification génique d'autres agents infectieux transmissiblessexuellement (VIH, Hépatite B, Syphilis)-En cas de recherche positive de C.trachomatis sans signes de complication, le traitement de référence est la prise unique d'1gd'azithromycine per os (ou 200 mg de doxycycline en 2 prises per os pendant 7 jours)-A J21, si les symptômes persistent et si la culture à J7 est négative: effectuer un contrôle par biologie moléculaire (pour N.gonorrhoeae et C.trachomatis)-En cas de recherche négative avec des signes d'urétrites persistantes ou récidivantes, une recherche de Mycoplasma genitalium est souhaitableRéférence : http://www.has-sante.fr/portail/upload/docs/application/pdf/2015-11/2015....