ANTICORPS ANTI-THYROGLOBULINE

La thyroglobuline (T g) est produite dans la glande thyroïde et constitue le composant principal de la colloïde folliculaire.

Elle joue, avec la thyroperoxydase (TPO), un rôle essentiel dans l’iodation de la L -tyrosine, permettant la synthèse des hormones thyroïdiennes T4 et T3. Comme la TPO, la T g est un autoantigène potentiel. Lors de thyroïdite avec participation auto-immunitaire, le taux sérique d’auto-anticorps anti- T g augmente. Des concentrations élevées en anticorps anti- T g et anti- TPO sont un indicateur de thyroïdite avec infiltration lymphocytaire (thyroïdite d’Hashimoto). La fréquence d’autoanticorps anti- T g est d’env . 70 à 80 % lors d’auto-immunité thyroïdienne (thyroïdite d’Hashimoto incluse) et d’env . 30 % lors de maladie de Basedow. Le dosage des anticorps anti- T g est une aide importante dans le suivi de thyroïdites d’Hashimotoet le diagnostic différenciel (suspicion de maladie thyroïdienne auto-immune à anti- TPO négatifs,maladie de Basedow sans infiltration lymphocytaire, exclusion de l’interférence des autoanticorps anti- T g lors de dosages de T g). Même si la sensibilité de la méthode peut être augmentée par le dosage en parallèle d’autres anticorps thyroïdiens (anti- TPO, anti-récepteur de la TSH), un résultat négatif ne permet pas d’exclure la présence d’une maladie auto-immune. Le taux d’anticorps ne corrèle pas avec l’activité clinique de l’affection. Des titres d’anticorps initialement élevés, peuvent redescendre à la normale après une période prolongée de la maladie tout comme lors de rémission. La réapparition d’anticorps après rémission est un indicateur probable de récidive Notes : le taux d'Ac anti-TG d'un patient obtenus à partir de différentes méthodes ne peuvent être comparés car le taux peut varier selon le test pratiqué pouvant conduire à des erreurs d'interprétation médicaleVersion : 01-14.